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29 April 2010

La muraille de Berline

Me voilà coincée à Rzepin, ce qui me laisse le temps de raconter mon week-end. Qui connaît Rzepin? C’était jusqu’à peu la ville frontière en Pologne, là où était stationnée la douane polonaise qui contrôlait les trains qui vont de Berlin à Varsovie. J’étais aujourd’hui à Wrocław pour une petite conférence mignonne dans une ville qui n’a pas été épargnée par l’histoire : dominance allemande, puis bohémienne, puis la dynastie des Habsbourg, prussienne, puis destruction à 90% pendant les bombardement alliés (la ville est en Silésie, c’est-à-dire avant la guerre en Allemagne), puis socialisme soviétique, suivi d’une période de transition avant l’arrivée des masses d’argent depuis l’entrée dans l’Union Européenne. Chaque période a planté ses bâtiments, un mélange d’églises romanes, gothiques, baroques, de villas du XIXème, de HLM à la soviétique, de nouveaux bâtiments en verre et de chantiers qui ne dévoilent pas encore leurs formes finales, destinés entre autres à embellir la ville pour son prochain rancard : la coupe d’Europe de foot 2012.
Quant à Rzepin, je ne peux rien dire sur son histoire, je sais juste que notre locomotive est partie sans nous et que le temps qu’une autre locomotive arrive, une locomotive avec un seul phare qui marche, quatre types jouaient au frisbee sur le quai et se sont bien marré. Evidemment un quai de gare, ce n’est pas assez large pour jouer au frisbee, et le frisbee n’arrêtait pas d’aller sur les voies, donc les joueurs aussi.

Après cette longue introduction j’en viens au sujet principal : le week-end dernier. Comme chacun sait il y eut un mur à Berlin, et comme nettement moins de gens savent ce mur ne séparait pas seulement Berlin-ouest de Berlin-est, mais Berlin-ouest de l’ex-Allemagne de l’est (RDA), c’est-à-dire qu’il faisait le tour de Berlin-ouest. A part quelques bouts de mur restés en souvenir (plus précisément, d’abord enlevés dans l’euphorie puis remis contre l’oubli), il ne reste plus qu’une bande de verdure entre les maisons à la place du « no man land ». [Petite parenthèse entre crochets : je ne suis plus à Rzepin en Pologne mais à Francfort/Oder, la ville frontière en Allemagne, et notre train est de nouveau arrêté depuis longtemps, et on nous dit qu’il roulera à vitesse limitée vers Berlin parce que les caténaires ont été volées ! Du coup on rechange de locomotive pour une diesel. Pourvu qu’ils en trouvent une avec deux phares en état de marche. Ah, quelle aventure...]
Depuis quelques années, une piste cyclable a été aménagée dans le « trou ». Le mur faisait environ 160 km de long, et la piste cyclable, qui ne peut pas exactement suivre le mur parce que le mur n’était pas toujours un mur, car parfois un lac ou une rivière faisait la séparation, fait 190 km. On a donc décidé de partir de la Potsdamer Platz, une place qui était vide au moment de la réunification et sur laquelle les gratte-ciel ont depuis poussé comme des champignons, en direction du Nord, et de faire le tour en deux jours.


Le début du tour slalome dans les rues, d’abord le long des classiques touristiques (mémorial de l’holocauste, porte de Brandenbourg, parlement, quartier du gouvernement), puis dans des quartiers plus résidentiels. Plus on va vers le nord, plus il y a de parcs et de verdure et moins il y a de touristes. On croise quelques quartiers d’immeubles, puis de plus en plus de lotissements de maisons individuelles. Beaucoup de gens quittent le centre-ville quand ils commencent à se reproduire pour déménager au vert à la périphérie. A un virage on a fait une courte pause en haut d’une colline qui m’a fait dire « mince, on s’est perdu ! Nous voilà en Suisse ! ». Après quelques inattendues montées et descentes dans le parc national du Barnim on a traversé une forêt, puis longé un long lac avec des longues plages en herbe, et là paf, j'ai crevé. La cause de la crevaison n'a pas été difficile à trouver: un énorme clou planté dans le pneu!


Après avoir réparé avec l'aide de la pompe d'un passant, on a retraversé des forêts avant de faire un détour pour aller manger une glace à Spandau, à côté d’une station de métro de la ligne U7, celle qui mène chez moi. Je ne sais pas qui avait mis tout d’un coup cette station de métro sur le trajet de notre sortie de vélo, en tous cas ça n’allait pas du tout avec les belles forêts qu’on venait de traverser !! Puis on a retraversé des forêts, longé des lacs jusqu’à un point pas spécialement différent des autres où Andreas a poussé un cri du coeur : « Eh, ici était la frontière de Berlin-ouest avant !! » (sans blague !! C’était mon moment préféré du week-end).
On a voulu prendre un ferry pour traverser un lac qui n’avait pas de pont mais en fait non, on a relongé des lacs jusqu’à notre pension, une mignonne maison au bord d’un lac avec une dame un peu folle et très gentille qui nous a demandé mille fois à quelle heure on voulait déjeuner et si on buvait du thé ou du café. Le lendemain matin on était un peu en retard pour le petit déjeuner alors elle a débarqué dans notre chambre. Rigolo. On a déjeuné directement sur l’eau sur un ponton, un vrai petit déjeuner de sportifs avec des tas de trucs bons, en particulier LE toast est-allemand, appelé Karlsbader Schnitt et fait d'une tranche de pain de mie avec des morceaux de pêche au sirop, une tranche de jambon (pour moi sans le jambon) et du fromage gratiné, sur lequel on rajoute une sauce appelée Worcestershire Sauce. Cela montre le principal point commun entre la cuisine est-allemande et l'internationale cuisine étudiante: on fait avec ce qu'on a!


Le dimanche matin on a traversé les parcs et admiré des châteaux de la ville de Potsdam. On avait oublié qu’une course à pied avait lieu le même jour donc on s’est retrouvé coincés sur un pont parmi quelques milliers de coureurs (ok, j’exagère peut-être un peu). Puis on a vu des villas surdimensionnées, avant de longues lignes droites au sud de la ville. A cet endroit, il n’y avait pas de maisons du côté RDA, ce qui fait qu’aujourd’hui la piste cyclable est la frontière entre la ville et les champs. La piste cyclable était une autoroute, on n’était pas les seuls à profiter du soleil radieux pour sortir les vélos. Il y avait plusieurs petites fêtes sur le chemin, des stands avec des gens qui vendaient leur miel et leur artisanat et d’autres qui buvaient des bières et mangeaient des saucisses. Après être passé tout près de l’aéroport de Schönefeld, on a mis le cap vers le nord, longé le canal de Teltow puis slalomé dans la ville (le mur ne prenait vraiment pas le chemin le plus court) avant de se retrouver au point de départ.

Vivement un deuxième tour !

19 April 2010

Aujourd'hui, j'ai rêvé, d'avoir les jambes en l'air

Qui aurait crû un jour dépendre d'un volcan islandais? Probablement pas ma soeur, "malheureusement" coincée en vacances au Canada. Trop dure la vie.
Je n'ai pas été complètement épargnée non plus, puisque je devais prendre l'avion ce matin de Berlin à Bruxelles, pour aller passer la soirée avec ma soeur et reprendre la route demain matin pour une conférence à Bruges. Pour la visite à ma soeur, c'est râpé, puisque c'est celle qui est au Canada (vu qu'autant que je sache, je n'ai qu'une soeur). Mais comme la Belgique, ce n'est pas si loin, je n'ai pas voulu permettre au volcan de me faire rater la conférence, donc ce matin je me suis mise en route par le train.

Imaginez-vous bien que je n'étais pas la seule à avoir cette brillante idée. Le train de Berlin à Cologne était bien plein, mais j'ai eu de la chance ou les coudes assez pointus pour trouver un siège. Ma voisine de banquette était une égyptienne qui vit à Londres et qui aurait dû prendre vendredi l'avion depuis Varsovie pour rentrer à la maison. Après 24h elle a définitivement abandonné cette idée et a pris le train pour Berlin, de là pour Cologne, puis Bruxelles, puis elle devait aller à Paris pour prendre l'eurostar pour Londres, ce qui est assez bête puisqu'il y a un eurostar Bruxelles-Londres, mais non apparemment les compagnies ferrovières de je ne sais quel pays ou les compagnies aériennes qui remboursent tenaient absolument à ce qu'elle passe par Paris.

A Cologne surprise, le train pour Bruxelles était tellement bondé qu'ils nous ont renvoyé vers un bus. Cette fois-ce ma voisine était une berlinoise qui parlait français sans accent et vivait à Lyon. Comme à l'origine son trajet en avion Berlin-Lyon faisait une halte à Düsseldorf, la compagnie aérienne (sans vouloir la nommer, Lufthansa) lui a donné en remplacement un billet de train qui exigeait qu'elle passe par Düsseldorf. Pour ça, elle a aussi pris le train pour Cologne puis le bus pour Bruxelles en espérant trouver à Bruxelles un TGV pour Lyon. Comme le TGV direct Cologne-Paris, qui serait beaucoup plus rapide pour rejoindre Lyon, ne passe pas par Düsseldorf, elle ne pouvait pas le prendre. Logique.

Je ne vous parle pas de mes voisins dans le troisième morceau de trajet dans le train entre Bruxelles et Bruges, une famille flamande avec deux petites filles très mignonnes et très bruyantes qui n'avaient l'air nullement dérangées dans leur sortie dominicale par le volcan islandais. A côté il y avait un couple d'anglais very british qui essayaient de trouver un moyen de rejoindre un quelconque port au bord de la Belgique pour prendre un ferry pour l'Angleterre.

Bref, je ne regrette pas la sortie! Les gares étaient un énorme bazar, les contrôleurs dans les trains ne savaient pas tellement plus que les passagers quelles connexions permettaient d'arriver au plus vite au but. Chacun se frayait son chemin comme il pouvait, en prenant en compte les contraintes plus ou moins judicieuses des billets qu'il avait en main. Très développement durable ce volcan, qui nous montre qu'on peut aussi se débrouiller sans les avions (ok, quand on n'est pas coincé au Canada, ou en Chine comme mon collègue). Le volcan attise aussi les contacts sociaux en donnant le temps d'engager la conversation avec les compagnons de galère!

31 January 2010

Et que ça glisse...

- Tu sais ce que je viens de faire?
- Non.
- Je viens de faire du ski.
- Ah ouais? Tu as fait des heures de voiture jusqu'à des montagnes, puis des heures de queue aux remontées mécaniques, pour quelques minutes de descente dans des montagnes déforestées aux paysages massacrés?
- Non pas du tout, je suis allée au ski à pied.
- Hein?? A Berlin?
- Oui, j'ai pris mes ski sur les épaules pour descendre les escaliers, vu que j'habite au 4ème étage j'ai pas osé descendre les escaliers en ski. Puis j'ai marché 50 mètres jusqu'à l'entrée du parc qui est juste en face, j'ai mis les skis au pied et j'ai fait le tour du parc.
- Ah oui, c'est vrai Berlin c'est presque la Sibérie, il y a de la neige tout l'hiver...
- En fait je n'avais jamais vu autant de neige ici, depuis Noël il y a 30 cm de neige et comme il fait froid en continu, ça reste!
- Et il y avait d'autres fous à ski dans le parc?
- J'ai vu deux autres skieurs, au milieu de joggeurs, de promeneurs, de petits et de moins petits sur des luges, de dealers et de tous les gens divers et variés qu'on croise dans le parc.
- Et les tire-fesses dans le parc ils sont bien?
- Si tu continues à poser des questions débiles il va falloir que j'arrête ce dialogue à deux balles.
- Ok, j'arrête.
- Bon bah salut.
- Salut.

03 September 2009

Istanbul

Unterschiedliche Baumaterialien als Zeugen der Geschichte
Divers matériaux de construction, témoins historiques

Eine Gläubin in einer schönen Moschee...
Une croyante dans une jolie mosquée

Dernière étape avant le retour à Berlin, la capitale turque... Que d'images, d'odeurs, de bruits, de goûts! Tous les sens en prennent plein la vue! Me voilà depuis lundi de retour à Berlin, contente d'avoir été partie et aussi contente d'être revenue.
Die Türkische Hauptstadt als letztes Ziel der Reise, ein Fest für die Sinne, da es so viel zu sehen, riechen, schmecken, hören und tasten gibt. Ich bin seit Montag zurück in Berlin, glücklich gereist und glücklich zurück in Berlin zu sein!

17 August 2009

Pirin

Magnifiques ces montagnes...
Wunderschöne Berge...


Pirin - Lac près du refuge où on a passé la première nuit (2500 m d'altitude)
See neben der Hütte wo wir die erste Nacht verbracht haben (2500 m Höhenmeter)


Le village de Melnik - entre haute montagne et début du climat méditerranéen
Das Dorf Melnik - Das Ende der Berge und der Anfang der Mittelmeer-Landschaft


Liebe Gruesse aus Bansko (Ъанско), das Bulgarische Dorf von dem wir morgen unsere 3-taegige Wanderung im Pirin-Gebirge starten werden! Heute versuche ich fleissig, das Kyrillige Alphabet zu lernen... Lesen koennen hilft manchmal!

Bisous depuis Bansko (Ъанско), le village bulgare a partir duquel nous allons partir demain pour une randonnee de trois jours dans les montagnes du Pirin. Aujourd'hui au programme il y a apprentissage de l'alphabet cyrillique: dans certaines situations ca peut aider de savoir lire!

15 August 2009

Carapatage dans les Carpathes

Sehr schöne Berge, trotz Nebel
Très belles montagnes - malgré le brouillard



Un refuge où on n'a pas dormi!
Eine Berghütte wo wir nicht übernachtet haben!


Un matin, du soleil dans l'herbe...

Un village idyllique...
So ein idyllisches Dorf!

Non, nous n'avons pas ete mange par des ours, nous sommes revenus en bonne sante de notre rando dans les montagnes! Juste quelques griffures, on a goute de tres pres a la Transsilvanie! On en a vu des jolis paysages. On reprend le train demain pour Bucarest puis Sofia et finalement les montagnes Pirin en Bulgarie...

Die Rumänischen Bären haben uns nicht gefressen, Glück gehabt! Die Natur um Brasov (Kronstadt) herum wäre ein längerer Aufenthalt wert!

11 August 2009

Rumaenien/Roumanie

Brasov (Kronstadt)... the best city of the world?? In any case worth a visit.


Ben en admiration devant le plus beau champignon du monde

Nous sommes a Brasov en Roumanie, arrives par le train de nuit depuis Budapest, et on part pour quelques jours de randonnee dans les Carpathes... On est tout content (tout excites dirait Marion :-)), la ville de Brasov est toute mignonne et les montagnes autour ont l'air vraiment magnifiques! Bisous, je vous raconterai!!

Wir sind in Brasov in Rumaenien, heute frueh mit dem Nachtzug aus Budapest angekommen. Wir fahren jetzt los in die Karpathen fuer ein paar Tage wandern, weit von der Zivilisation und nah an der Natur. Es geht uns sehr gut, wir freuen uns auf die schoenen Landschaften! Ich werde berichten!

08 August 2009

Berlin-Budapest

Vue sur Budapest depuis je ne sais plus quelle hauteur - le château probablement


Vue d'un pont à Budapest

Nous voila arrivés à Budapest, après deux jours de rando dans les "Giant mountains" en République Tchèque, à la frontière avec la Pologne, exactement là où j'ai passé une semaine de ski de fond en février. C'était intéressant de revoir les lieux sans la neige. Bizarrement, c'est beaucoup plus vert qu'en hiver. Ben a bien profité des demis litres de bière pour un euro, accompagnés de porc et de patates sous toutes leurs formes. On a monté et redescendu des montagnes, vu des lacs et profité de la tranquillité de la nature. Enfin tranquillité, pas partout, puisqu'on a grimpé le plus haut sommet du massif en compagnie de quelques centaines de polonais: cette montagne a l'air d'être la principale attraction du coin!
On a passé la journée d'hier dans le train, avec une halte à Brno (un défi de pronontiation, une voyelle de plus à ce mot ne serait pas du luxe non?) et à Vienne. On est arrivé hier soir vers 21h et on a dû constater que les auberges de jeunesse étaient pleines, ce qui fait qu'on s'est rabattu sur le Radisson... la honte!! Bizarrement on était les seuls avec des gros sacs à dos, tente, matelas et duvets sur le dos. Ce matin on a déménagé vers une résidence étudiante qui sert d'auberge de jeunesse l'été. C'est moins décadent et moins stérile que le Radisson! Budapest est très joli, pour ce qui est du hongrois on ne maîtrise pas encore tout à fait, mais en moyenne les gens parlent volontiers et relativement bien anglais!

03 August 2009

Soleil vélo lacs et bière sans alcool

Premier post qui marque le début d'un mois de vacances, sur les routes vers Istanbul. Au passage je conseille le livre Chemins de traverse, Lentement, à pied, de la Baltique au Bosphore de Jason Goodwin. C'est le récit d'un couple d'anglais qui traverse l'Europe de l'Est à pied, de Dantzig à Istanbul, juste après la chute de l'URSS au début des années 90.

Mon pote de Lyon Benou est arrivé à Berlin samedi... soir (à 18h30 au lieu de 9h30, pour cause de 8h d'attente à l'aéroport de Düsseldorf au lieu d'une heure comme initialement prévu...). Samedi soir on a fait le tour à pied des principales attractions touristiques de Berlin, pour se mettre en jambes. Hier on a été faire du vélo dans la campagne, on était un groupe de 8, il a fait grand soleil et la région est vraiment jolie. Le matin a été marqué par des chemins de VTT avec obstacles (arbres tombés en travers du chemin) qu'on a pris sans VTT, puis on s'est posé sur une terrasse de resto pour manger un ragoût de lentilles pour un euro, puis après au moins 10 minutes de vélo on s'est posé au bord d'un lac où on s'est baigné et on a pique-niqué et siesté, puis après un peu de vélo on a fait une pause pour manger une glace et puis après encore un peu de vélo on a fait une pause pour boire un coup. Benou s'attendait à plus de vélo et moins de pauses!! On est finalement rentré à Berlin et on a mangé de forts bons légumes frais dans un restaurant vietnamien - j'avais envie de légumes frais, je crois qu'on aura surtout beaucoup de patates dans les prochaines semaines! -, où Ben a volontairement bu une bière sans alcool!! A Berlin dans le pays de la bière!! Oui messieurs dames, il faut le voir pour le croire!

01 July 2009

United States of America!

Hi darlings,

Voilà ma participation au concours de Marion sur son (chouette) blog Le rose aux joues, sur le sujet "qu'est ce que les francais pensent des américains?"...

Deux photos:

Noël en plein Manhattan... Beaucoup de lumières, beaucoup de bruit, beaucoup de pères Noël, de passants, de touristes, trop gros, trop grand et les clochettes de l'Armée du Salut au milieu. L'écrivain Emile Ajar avait inventé le concept du "surplus américain": de tout en tellement grande quantité qu'on ne sait plus quoi en faire... (livre "Gros Câlin")


Chicago, devant les gratte-ciels une ferme. "Ils ne savent vraiment plus quoi faire pour nous surprendre ces cain-ri" (citation de l'athlète Ladji Doucouré lors d'une interview à la télé il y a quelques années après une compétition aux USA qui ne s'était pas passée comme il voulait... ça nous avait fait tellement rigoler comme phrase que je m'en souviens encore)


Désolée ces photos sont déjà sur mon blog mais j'ai une bonne excuse: j'avais d'autres idées de photos qui allaient bien avec le sujet du concours mais ces photos sont sur la carte mémoire dans "mon" appareil photo qui n'est plus vraiment mon appareil photo puisqu'il a été volé il y a quelques semaines lors d'un cambriolage! Donc je recycle ces deux photos! Ca tombe bien, recycler c'est mon métier!

20 June 2009

En fait elles n'ont pas tellement de poils...

Une conférence à Lisbonne, trop dur pour moi qui n'étais jamais allée au Portugal, il fallait y aller! Cette journée a été tellement pleine de travail que j'ai attrapé un gros coup de soleil à la plage.

Lisbonne n'est pas tout à fait au bord de la mer, mais au bord d'un fleuve qui s'appelle le Tejo. Hier soir j'ai fait un tour dans la ville. C'est magnifique. Très en pente, avec plein de petites rues et ruelles, le linge qui pend comme si on était au bord de la Méditerranée, et tout le monde dehors, les enfants qui jouent, les dames qui potinent, les monsieurs qui boivent de la bière etc. L'ambiance est sereine et les gens très chaleureux, ils aiment bien faire des petites blagues à l'occasion. Comme je ne parle pas portugais (même si avec le français et l'espagnol je comprends 80% de ce qui est écrit, mais la prononciation est tellement différente que je ne comprends quasiment rien à l'oral), la communication par gestes donne des tas d'occasions pour faire des petites blagues. Il fait chaud mais l'air circule, c'est l'avantage de la proximité de l'océan, qui donne à la ville des odeurs d'embruns. Il y a beaucoup de beaux gens bien habillés, surtout les femmes avec des jolis habits d'été tout colorés.

Ce matin j'ai pris le bus pour voir un peu de nature, je suis allée en train à une petite ville proche qui s'appelle Cascais et qui n'est pas super jolie (les rues sont sympas mais c'est très touristique et les petites plages de ville sont bondées). De Cascais j'ai repris un bus pour la plage de Guincho (Praia do Guincho, ça se prononce pas du tout comme ça s'écrit) qui est vraiment très très belle! Le sable et l'eau ressemblent à la côte des Landes, avec des gros rouleaux, mais à droite et à gauche de la plage il y a des falaises noires sur lesquelles viennent se casser les vagues en faisant plein de bruit. On peut monter sur les falaises, en haut il y a une végétation basse et des odeurs d'herbes comme du thym (non non pas d'odeurs de drogues). Et c'est là que j'ai pris un coup de soleil dans le dos.

Pour l'instant j'habite dans une auberge de jeunesse propre et mignonne comme tout en plein centre (le Lisbon Poets Hostel). Je peux vraiment conseiller cet hostel, sauf que je vous souhaite un autre voisin de chambre. Celui qui occupe le lit en-dessous du mien est un gros qui sent pas bon et qui fait un bruit de marteau-piqueur en dormant... ah ça, ce sont les joies des auberges de jeunesse!

La conférence commence demain, ça sera l'occasion de revoir mes collègues de Yale. Bisous!

17 May 2009

Phoenix, AZ

Perraïne aux USA - le retour!

5 jours, 2 conférences et 3 présentations: je ne serai pas venue pour rien en Arizona. Dès le trajet j'ai pu constater que ce voyage ne serait pas inutile, puisque j'ai enfin pu voir "Bienvenus chez les Ch'tis" dans l'avion. D'accord, un don de 500 euros à KLM ça fait un peu cher pour une place de cinéma, surtout ramené à la taille de l'écran. Le film a eu beaucoup de succès en Allemagne et on n'arrête pas de me poser des questions sur les Ch'tis, donc ça y est, je sais enfin ce qui se passe dans le film. J'ai bien rigolé et un peu pleuré à la fin. On ne se refait pas.

P... qu'il fait chaud. C'était annoncé à la météo: 40°C à l'ombre en journée, 25° la nuit. Heureusement il y a une petite piscine à l'hôtel. Phoenix est une grande ville en plein dans le désert. Là où il n'y a pas de bâtiments, il y a du sable gris-rose. Il pousse des rochers plus ou moins gros ici et là, des palmiers et des cactus de toutes tailles et toutes formes. Il y a plein de grosses routes pleines de voitures. En arrivant ici je me suis dit que comme d'habitude aux Etats-Unis, j'allais galérer avec les transports en commun... Mauvaise langue! Pas du tout! Il y a une ligne de tram qu'ils appellent Light Rail qui traverse toute la ville en passant par mon hôtel, l'hôtel où ont lieu les deux conférences, le centre-ville de Phoenix et un mall plus au nord! Tous les endroits où j'ai besoin d'aller! Il y a aussi plein de lignes de bus, qui ont tous à l'avant un porte-vélo. Dans le tram il y a aussi un endroit pour susprendre des vélos. C'est ça les Etats-Unis, on trouve toujours matière pour remettre en cause quelques préjugés!
Désolée je ne peux pas montrer de photos puisque quelques inconnus sont venus nous rendre visite un jour dans notre appartement à Berlin quand on était pas là et ils ont crû que si on avait été là on aurait voulu leur faire des tas de cadeaux: ordinateurs portables, appareils photos, ils ont emmené quelques trucs qui pourtant auraient encore pu nous servir (je ne parle évidemment pas de mon ordinateur portable, pour ceux qui le connaissaient, paix à son âme, mais de l'appareil photo). D'un autre côté c'est bien, comme ça il faut que je me donne du mal pour décrire.

Aujourd'hui était ma seule et unique journée libre ici. Il m'est arrivé plein de trucs. Je suis partie vers 10h après un petit déj à l'hôtel, constitué de trucs emballés dans du plastique à manger dans de la vaisselle en plastique. Les gens dans le tram et dans les bus sont très mélangés, pas comme à New Haven où c'était clair que seuls les pauvres prenaient le bus. Il y a des blancs, des noirs, des latinos et des indiens qui ont la peau rouge et les cheveux longs et raides comme dans les films. On dirait qu'ils viennent juste d'enlever leurs plumes et de mettre un jean et un t-shirt. C'est malin Perrine ces considérations éthniques à deux balles. Sinon il y a plein de gros, mais vraiment plein, à vu de nez je dirais qu'une personne sur deux est obèse.

Arrivé au centre-ville je suis descendue avec plein d'autres gens qui allaient tous l'air de se diriger vers le même endroit. Alors je les ai suivis et je suis attérie là où je rêve toujours d'aller dans mes rêves les plus fous: la convention annuelle de la NRA!!!!!! Oui mesdames messieurs, j'y étais! (vous savez la National rifle association, cette sympathique communauté de porteurs d'arme) Comme dit le programme, "amenez votre famille au forum de célébration des valeurs américaines [...] avec des participants inspirants et patriotiques comme John McCain". Vous pourrez "planifier votre prochain pistolet" et faire le tour de l'expo "d'armes à feu, de matériel de chasse et de tir, d'accessoires". Moi qui frissone en voyant des flingues, j'ai eu la chair de poule tout le temps. C'était plein de gens divers et variés, non non pas tous avec des têtes de gros cons. Il y avait aussi des enfants et un bébé qui m'a fait rire, il dormait sur le dos de sa mère et portait en tout et pour tout un body et des mini-santiagues de texan!!

Après j'ai été faire du shopping, j'ai acheté des nouvelles chaussures pour courir, une robe verte et des écouteurs dignes de ce nom (d'accord, c'est pas très très intéressant). Puis je suis allée au jardin botanique, c'était super. Il y avait des odeurs de plantes en été, des petits lapins, des cactus, des gros lézards en forme de mini-crocodile, des oiseaux qui chantaient, des cactus, des fleurs, des papillons, des cactus, du soleil à fond, des arbres et des cactus! J'ai appris plein de trucs sur les cactus. Figurez-vous que la forme en étoile d'un cactus vu du dessus est faite pour qu'il puisse gonfler et se rétracter en fonction du niveau des ses réserves d'eau. Il y avait des panneaux qui montraient quelles stratégies les plantes et les animaux utilisent pour vivre malgré la chaleur et la sécheresse. C'était super intéressant.

Allez je vous laisse, je vais trempouiller dans la piscine.

04 March 2009

Ski en République Tchèque

Ca monte, ça descend, ça redescend, reredescend, remonte, plat, monte monte monte ouf que c'est fatigant! Les joies du ski de fond!
J'étais fin février une semaine à Špindlerův Mlýn dans le massif des sudètes en République Tchèque, sans ordinateur et avec un téléphone portable éteint, hmmm que ça fait du bien.

Là-bas la nature n'avait que 3 couleurs: le blanc de la neige, le vert des sapins et le gris du ciel ou du brouillard. En une semaine on a eu quelques rayons de soleil qui se sont compté sur les doigts d'une main, et qu'on a d'autant plus apprécié grâce à leur rareté!















Enfin, les trois couleurs c'était avant qu'on arrive, puisque le jour du carnaval on a amené quelques autres couleurs dans le paysage ;-) Elle est pas belle ma copine Grit en clown?

C'était beau, j'ai beaucoup apprécié la liberté que donnent les skis de fond de pouvoir se promener où on veut, comme en randonnée. Les descentes n'ont pas été de tout repos pour moi, puisque je ne suis pas spécialement douée sur des skis (pour rester gentil ;-)) et qu'en ski de fond les pentes sont rarement larges et bien préparées: il faut donc s'adapter à plusieurs dizaines de centimètres de poudreuse, aux bosses, à des pistes toutes étroites qu'on ne peut prendre que frontalement en chasse-neige etc. Heureusement que l'option "freinage d'urgence" est disponible à tout moment: on jette les fesses dans la neige fraîche, arrêt instantané garanti et sans douleur! J'ai apprécié les montées pour me remettre de toutes ces émotions!

On a habité dans la "Bauda Na Plani". C'est un confortable refuge de montagne (qu'on appelle en République Tchèque bauda) plein de bonne nourriture pas super légère: haute teneur en crème et beurre garantie!! On a goûté aux spécialités locales qui se mangent, comme la soupe à l'ail et toutes sortes de plats sucrés aux myrtilles (on a tous eu en une semaine notre dose de myrtilles pour toute l'année!) et aux spécialités qui se boivent, à commencer par la bière très bonne et très pas chère. On a tous apprécié l'ambiance décontractée des soirées autour du baby-foot ou d'un jeu de cartes où tout le monde est crevé mais très content de sa journée en plein air.

PS: Merci à Martin et à Grit pour les photos.

29 December 2008

Bye bye!

Dernier message avant le départ dans quelques heures, demain je serai de retour à Berlin :-D

C'était deux mois très intensifs, j'ai beaucoup vu et appris, par exemple que dans les pays où il n'y a pas de fromage blanc dans les supermarchés, on peut utiliser du yaourt grec pour faire du gâteau au fromage, ça marche aussi. J'ai beaucoup travaillé, en partie parce que j'ai plein de boulot (en particulier une thèse à écrire), et en partie parce qu'à New Haven je n'ai pas trop eu l'occasion de rencontrer des gens et de faire autre chose!! Ce serait vraiment exagéré de dire qu'aux USA, si tu n'as pas de voiture, de maison, de mari et de chien, tu n'as pas de vie sociale, mais ce n'est pas complètement complètement faux! (en tous cas dans les petites villes comme New Haven)

Je ne sais pas encore vraiment quelle seront les destinations de mes prochains voyages, j'ai juste quelques projets en phase préparatoire... J'ai hâte!

21 December 2008

Merry Christmas!


Ich wünsche euch eine sehr schöne Weihnachtszeit und viel Spaß für Silvester!
Joyeux Noël et bonne année!

16 December 2008

Transport

Après une semaine pendant laquelle j'ai travaillé comme jamais, vient enfin un peu de tranquillité. Ouf! Ma présentation finale devant mes collègues d'ici était aujourd'hui et ça s'est super bien passé. Malheureusement ma prof de Berlin n'a pas pu venir à la dernière minute, donc j'ai aussi fait sa présentation, donc c'était une journée telle qu'on aime bien quand elles s'arrêtent. L'heure est maintenant venue de penser à autre chose qu'aux poubelles. Le sujet du jour est la question: comment est-ce qu'on fait quand on veut aller d'un point A au point B ici aux US? J'ai tout essayé: les légendaires bus Greyhound, les trains grande ligne, les trains régionaux, métros, voitures de location, vols internes, bus de ville, taxi, à pied.

Les bus Greyhound sont très intéressants d'un point de vue sociologique. Les voyageurs sont principalement des femmes, principalement noirs, et presque exclusivement pauvres. Il paraît que les "illégaux" (aucun humain est illégal) prennent souvent ces bus, parce que ça peut ne pas être très cher (quand on réserve à l'avance) et parce que jamais personne ne demande de papier d'identité. Tôt ou tard, on finit par arriver, mais ça peut être un peu l'aventure. Ma copine Elodie et moi avons pris le bus de New York à Raleigh. Sur le papier, l'heure de départ était 23h30. On était en avance à la gare routière, ce qui fait qu'on nous a collé dans un bus et on est parti dès 23h10. Vers 5h moins le quart, le bus s'est arrêté et on nous a dit de descendre, parce qu'il n'irait pas plus loin. D'accord, on a dit, mais on est où en fait?? A Richmond on était, ce qui est sur la route vers Raleigh, ça tombe bien dis donc (ou dit donc? Est-ce que quelqu'un a appris ça en cours de français?). Vers 5h30, on est reparti dans un bus qui nous a amenées direct à Raleigh. On y était à 8h30, soit deux heures AVANT l'heure prévue!! On n'aurait pas été plus rapide en voiture. Elodie a eu plusieurs heures de retard sur le retour. Donc en gros, au moment du départ on ne sait pas trop où il faudra changer de bus et quand on arrivera, mais on finit toujours par arriver.

Deux fois j'ai pris l'avion, et une fois j'ai eu le droit à la totale au moment du contrôle de sécurité. Ca prend du temps et c'est pas spécialement rigolo. Celui qui était spécialement pas rigolo était le type qui me hurlait ce que j'étais censée faire: METTEZ VOTRE PIED LA-DESSUS! TOURNEZ-VOUS! Une autre fois, j'ai pris l'avion jusqu'à l'aéroport le plus proche de New Haven (Hartford). Le vol en lui-même s'est passé sans problèmes, c'était même sympa vu que je n'ai fait que parler avec mon voisin indien. Il disait que 80% des gens de sa promotion de l'université en Inde vivait maintenant aux Etats-Unis, où ils travaillent en tant qu'informaticiens, même si la plupart d'entre eux n'ont pas fait d'études d'informatique. Les problèmes ont commencé à l'aéroport, quand j'ai voulu trouver un moyen d'aller à New Haven. J'ai démandé à au moins 10 personnes s'ils savaient où on pouvait prendre les bus et où allaient les bus qu'on pouvait prendre. Personne ne savait. Après un moment j'ai trouvé quelqu'un qui était plus au courant, et il m'a indiqué où s'arrêtaient les bus de ville. Le bus m'a lâchée au centre de ville de Hartford, où j'ai dû prendre un deuxième bus pour la gare. En pleine journée, j'aurais parcouru la distance entre le premier arrêt de bus et la gare à pied, mais là l'ambiance ne le permettait pas... Une ambiance où il fallait mieux ne pas se promener seul. On ne connaît pas vraiment ça en Europe (en tous cas pas là où ceux que je connais vivent) et c'est très bien comme ça. Arrivée à la gare, j'ai demandé ce qu'il y avait comme trains pour New Haven, et on m'a renvoyée sur un bus Greyhound qui partait une heure et demie plus tard. Une fois à New Haven, j'ai pris un taxi comme une bourgeoise, et j'étais à la maison à 23h30! J'ai donc mis 4 heures et demie pour faire les 60 km de l'aéroport à la maison. Si seulement j'avais eu un vélo... euh en fait j'aurais eu des problèmes sur l'autoroute, et il n'y a pas d'autre route!

A pied c'est l'aventure aussi, puisque souvent il n'y a pas de trottoirs. Une fois, je suis allée d'une installation de traitement de déchets à une gare dans la banlieue de Chicago à pied. J'ai marché super longtemps pour traverser la zone industrielle, puis super longtemps le long d'une grosse route moche, puis super longtemps à travers une zone résidentielle. Il neigeait, la plupart du temps il n'y avait pas de trottoirs et je n'ai croisé personne. A moins qu'en fait peut-être il y avait des gens dans les nombreuses voitures qui m'ont doublée?? Qui sait. J'ai juste croisé un mignon écureil qui a bien voulu poser pour la photo.

Au final la seule chose qui n'a rien d'une aventure, c'est de prendre la voiture. Tout est fait pour. Jeudi prochain il faut que j'aille visiter une installation dans la banlieue de Boston. En bus, l'aller simple coûte 40 dollars, alors que la location de voiture coûte 25 euros pour la journée... et le trajet va deux fois plus vite. Que faire... encore une fois j'ai mis mes idéaux écologiques au placard! Vivement que je retrouve mon vélo à Berlin...

06 December 2008

They got rich in the US...

... et se sont acheté un fort joli camion.
(das ist nur ein Witzchen, auf dem Bild sind meine Freunde, die in North Carolina leben, vor einem dicken Auto, das ihnen doch nicht gehört)


Moi par contre j'ai pas fait fortune mais dans ce pays tout le monde a sa Ferrari.
Das war mein gemietetes Auto, mit dem ich überaschenderweise keinen Unfall hatte. Von meinen Klamotten könnt ihr sehen, dass wir laufen gegangen sind! Es gab ein Stückchen Wald mit einem See, die fast so schön wie Grunewald waren.


Je vous envoie plein de bisous depuis... je suis où déjà... ah oui, New Haven. Hier j'étais à Chicago, en début de semaine chez Marion et Nico à Raleigh, demain je serai à New York et lundi à Washington. Vivement la retraite.
Viele liebe Grüße aus... wo bin ich gerade... New Haven! Gestern war ich in Chicago, am Anfang der Woche in Raleigh, morgen fahre ich nach New York und am Montag nach Washington. Hoffentlich kommt die Rente bald.

Quelques photos de Chicago, qui vaut le détour!
Ein paar Bilder aus dem kalten aber schönen Chicago!

Nature à la ville
Natur in der Stadt


Ruisseau entre les cabanes
Ein Bach zwischen den Hütten


Piscine Michigan
Schwimmbad Michigan (nein, ich war nicht schwimmen, aber nur weil ich keinen Badenanzug dabei hatte)


Engageant ce nom de boisson, n'est-ce pas?
(No comment, das war ein schlechtes Wörterspiel auf Französisch)


Hommage à l'enfant du pays
Zu Ehren eines Kindes der Region

01 December 2008

Donnage de merci

Chers francophones, si vous voulez savoir tout ce qu'il y avait de bon à manger à Thanksgiving (c'était jeudi dernier, le 27), allez voir le blog de ma cops' Marion!! Malheureusement on n'a pas fait de photos! Bisous!

22 November 2008

Alors, le Japon, c'est comment??

Me voilà de retour aux US, pas trop fatiguée malgré les 10 heures de décallage horaire, mais avec des courbatures aux mollets d'origine inconnue mais d'intensité reconnue. Puisque j'ai plein d'autres trucs à faire je vais raconter un peu mon séjour au Japon (oui je sais, vous savez où c'est, pas besoin de lien avec Wikipedia... désolée je ne peux pas résister, j'aime bien quand les choses sont claires et bien définies! D'accord, faudrait vraiment que j'arrête de faire des études, ça me monte à la tête).

D'abord quelques mots sur le Shinkansen, ce train qui traverse tout le Japon. Je ne sais pas comment ils font, mais à l'intérieur du train TOUS les sièges sont dans le sens de la marche. Ils ont dû inventer une grosse machine à retourner les trains. Ils sont très branchés machine les japonais. De la fenêtre du train on voit le fameux Mont Fuji, un volcant actuellement inactif avec une tête enneigé.

Kyoto est une ville très touristique, ce qui veut dire que le mythe du japonais l'oeil rivé à son appareil photo ne se retrouve pas seulement en dehors du Japon! On n'a pas croisé tellement de touristes non-asiatiques. Kyoto est une ville de la taille de Lyon à peu près, avec des bâtiments en moyenne relativement bas (risque sismique oblige) et de nombreux temples. Les temples sont assez proches les uns des autres, donc on peut se déplacer à pied en se promenant dans les petites rues. On avait la chance d'avoir nos guides touristiques japonais à nous (= les organisateurs de la conférence), qui ont répondu à nos questions sur la culture et l'histoire japonaise. Novembre est une période idéale pour visiter la ville, il a fait relativement doux et ensoleillé et les feuilles des nombreux érables sont d'une intensive couleur rouge. La géologie est bizarre: la ville est toute plate mais encerclée de montagnes abruptes qui commencent "tout à coup". Comme Berlin, la ville est dominée par sa tour de télé (Kyoto Tower).

Mardi soir, après avoir visité cinq temples à la suite, on a attéri au quartier de Gion, qui était/est le quartier des geishas. Vous avez vu le film "Mémoires d'une geisha"? Moi non, mais j'ai lu le livre la semaine dernière, que je ne vous conseille pas si vous avez d'autres choses à faire de vos journées, puisque quand on le commence c'est dur de le poser. Contrairement à ce que je pensais avant, les geishas ne sont pas des prostituées, mais des femmes très cultivées qui sont là pour permettre aux hommes de passer un bon moment. Elles connaissent les bonnes manières, et sont avant tout des artistes multiples, chanteuses danseuses musiciennes sachant être drôles au moment opportun. A Gion en fait on n'a pas vu de Geishas mais on a vu des tas de prostituées et d'hommes d'affaires.

La nourriture était intéressante, on a mangé des tas de trucs bizarres, occasionnellement caoutchouteux, avec beaucoup de riz. On a eu une fois un pique-nique, voir photo!! C'est un carton avec 12 trucs différents, dont 4 fois du riz avec différents accompagnement (un peu sec, mais quand même bon). Contre toute attente je n'ai PAS mangé de sushis pendant mon court séjour là-bas, ce qui était dépaysant parce que j'en mange relativement souvent sinon. A noter l'eau Evian dans le carton pique-nique (très écologique d'exporter de l'eau aussi loin), 'From the French Alps', c'est marqué dans un alphabet que je peux lire. Pour ce qui est des 3 autres alphabets employés par les japonais, c'est plus difficile. Les japonais utilisent les caractères chinois et les prononcent complètement différemment de la prononciation en chinois, mais le sens est le même. Un des participants à la conférence, un chinois, disait qu'il pouvait lire le journal en japonais et qu'il comprenait à peu près le sens (un peu comme un allemand qui lit du hollandais disait-il, ou comme un français qui lit de l'italien j'imagine), par contre quand les japonais parlent il ne comprend rien. Au milieu des caractères chinois il y a des caractères beaucoup plus simples (2 traits), qui ne viennent pas du chinois et que mon copain chinois ne sait pas lire. Ces caractères japonais ont été créés parce que les caractères chinois ne sont pas adaptés à la langue japonaise, et qu'il a fallu créer autre chose pour compléter. Quelle histoire. Pour ce qui est du troisième alphabet, demandez à quelqu'un d'autre parce que je n'ai pas bien compris. Une histoire de phonétique. Contrairement au chinois, la prononciation est facile, et d'ailleurs contrairement au chinois, la langue est agréable à entendre.

La conférence lundi-mardi était super, très bien organisée (ça rigole pas avec la gestion du temps) et d'un point de vue recherche très très intéressante. Les japonais sont à la pointe au niveau gestion des ressources... d'accord, on le serait aussi peut-être si en Europe on avait autant de gens tassés dans un aussi petit espace. En tous cas il y a beaucoup à y apprendre. Les participants à la conférence étaient d'origine variée, comme il se doit pour des débats intéressants: sociologues, économistes, ingénieurs, politologues, gens du terrain, chimistes, scientifiques à l'UNEP (les nations unies branche environnement) etc. J'ai beaucoup appris sur les relations entre le Japon et les autres pays d'Asie. J'ai passé beaucoup de temps avec un indien qui est le président d'une ONG de protection de l'environnement. Il m'a raconté sa vie et c'était surprenant, après 12 ans dans l'armée de l'air en Inde il a passé 5 ans à gérer des travaux de reconstruction suite à un séisme et comme il avait trouvé sa voie dans l'aider aux personnes, il a pris le poste de directeur d'une ONG écologique!! Quel parcours. L'ONG fait un sacrément bon boulot, avec beaucoup de terrain et des relations constructives avec les responsables politiques. Beaucoup d'avancées en Inde sont en partie dues à cette association, comme par exemple le remplacement des bus et rickshaws à essence par des véhicules à gaz.

Encore une fois ce court voyage m'a montré comme les êtres humains ont tous les mêmes besoins: dormir, manger, (se) laver, faire pipi, s'amuser, interagir avec d'autres etc., mais qu'en fonction de l'endroit où on se trouve, les moyens pour atteindre ces buts sont différents. Ca donne des petites surprises et c'est ça qu'on recherche quand on voyage!! Je me suis moins sentie dépaysée au Japon qu'en Chine, je pense surtout parce que le Japon est un pays économiquement "développé", donc nos habitudes de vie en Europe sont plus proches de celles du japonais moyen que de celles du chinois moyen. Avec les mains, les pieds et les 3 mots d'anglais que connaissent les gens dans la rue, on arrive à s'arranger, parce que malgré la barrière de la langue on sait mieux anticiper le comportement de l'autre. Allez, j'arrête avec mes théories pourries.

17 November 2008

Protocollage depuis Kyoto

Japon! C'était un peu un rêve d'avoir l'occasion d'être ici. J'ai été invitée pour une conférence il y a quelques semaines, autant dire que je n'ai jamais songé à refuser l'invitation, même si du fait de mon séjour aux USA c'était pas super pratique.

Le trajet de New York a Tokyo a été comme toujours plein de surprises. D'abord une bonne, les contrôles à l'aéroport JFK ont pris moins de 5 minutes, du jamais vu. Ils font vraiment tout pour nous surprendre ces cain-ris (Toinou ;-)). Mais faut quand même pas rêver, il a fallu qu'on poireaute une heure dans l'avion avant d'avoir un créneau pour décoller. Je ne connais cet aéroport que comme ça.

14 heures d'avion, 10 heures de décalage horaire et une arrivée à l'aéroport de Narita, que je m'étais imaginé bien plus grand. Musique zen dans les couloirs. Pas de problèmes pour le transfer de Narita à Tokyo (1h20 de train) puis de Tokyo à Kyoto par le légendaire Shinkansen et son nez allongé. T'inquiète Hervé, j'ai pris des photos, que je libèrerai de mon appareil quand je retrouverai le câble aux US. Ce qui a été nettement moins simple a été de trouver l'hôtel. Pas facile d'être analphabète!!

La conférence était aujourd'hui, ma présentation s'est super bien passée. Nos hôtes sont super gentils et l'ambiance était très agréable et constructive. Le Japon étant pas mal à la pointe en matière de gestion des ressources, les présentations étaient hyper intéressantes. Comme le monde des déchets électroniques est petit, il y a plusieurs personnes que je connais: 2 japonais rencontrés à une conférence en septembre à Berlin, un chinois qui travaille en Hollande avec un gars que je connais bien, le responsable d'une ONG indienne que j'avais rencontré l'an dernier à Delhi.

C'est rigolo, comme prévu il y a beaucoup de surprises dans le quotidien. Les toilettes électroniques, vous connaissez? Il y a une touche qui t'envoie un jet d'eau bien placé, et une autre qui active une musique pour couvrir les bruits de jets (non, pas ceux envoyés par les toilettes). J'ai certes mis du temps à le trouver, mais oui, il y a aussi un bouton pour la chasse d'eau.

Allez bisous, je raconterai d'autres trucs plus tard,
Perrine